La campagne de prévention contre la bronchiolite 2025-2026 démarre le 1er septembre. Les nourrissons pourront bénéficier de l'immunisation par Beyfortus ® (nirsevimab).
Chaque hiver, environ 480 000 nourrissons de moins de deux ans sont touchés par la bronchiolite en France, ce qui représente 30 % de cette tranche d'âge. Entre 2 et 3% sont hospitalisés pour des formes sévères, faisant de la maladie un enjeu majeur de santé publique. Face à ce constat, la stratégie nationale mise en œuvre repose sur la prévention des complications, notamment grâce à la généralisation de l'immunisation par Beyfortus ®.
Beyfortus ® et réduction des hospitalisations
Beyfortus ® (nirsevimab) est un anticorps monoclonal administré en une seule injection, assurant une protection immédiate et durable (environ 5 mois) contre le VRS, agent principal de la bronchiolite. D'après deux grandes études françaises 2023-2024, son efficacité « en vie réelle » pour prévenir les cas de bronchiolite grave justifiant une admission en réanimation est estiméeentre 76 % et 81 %.
Sur la même période, l'administration du nirsevimab a permis d' éviter 5 800 hospitalisations après passage aux urgences en France hexagonale, soit une réduction totale de 23 % des hospitalisations pour bronchiolite à VRS (et jusqu'à 35 % chez les 0-2 mois). Ces résultats robustes sont en cohérence avec les études cliniques internationales, renforçant la légitimité de la généralisation du Beyfortus ®.
Modalités d'immunisation : rôle pivot des sages-femmes
La campagne 2025-2026 cible tous les nouveaux-nés dont la mère n'a pas suivi d'une vaccination maternelle (Abrysvo®) ainsi que le rattrapage pour les nourrissons nés hors période épidémique. Le schéma est simple : une dose, adaptée au poids (50 mg <5 kg, 100 mg ≥5 kg), administrée dès la naissance à la maternité ou en ville.
Les sages-femmes interviennent dans l'information aux familles, la prescription et l'administration, mais aussi dans la transmission des messages autour des gestes barrières, cruciaux pour limiter la diffusion virale. Leur rôle de proximité auprès des mères et des parents constitue un levier incontournable pour la réussite de la campagne.
Grâce à la large mobilisation hospitalière et de ville, Santé publique France espère franchir la barre des 60% de nourrissons immunisés dès la première saison, ce qui permettra d'enclencher une dynamique de réduction pérenne des hospitalisations et du recours à la réanimation infantile.
Références :
santepubliquefrance.fr
HAS-sante.fr
sante.gouv.fr
afpa.org
omedit-nag.fr