Les substances perfluoroalkylées (PFAS), omniprésentes dans l’alimentation et les produits du quotidien, augmentent le risque de diabète gestationnel selon une méta-analyse récente de 129 études. Ces « polluants éternels » perturbent la sensibilité à l’insuline.
Les polluants éternels augmentent le risque de diabète gestationnel
Une grande étude publiée en janvier 2026 dans eClinicalMedicine confirme un lien préoccupant. Les substances perfluoroalkylées, ou PFAS – ces polluants chimiques indestructibles présents dans l'eau, les poêles antiadhésives et les emballages alimentaires – augmentent le risque de diabète gestationnel. Quand leur concentration double dans le sang, ce risque augmente de 13%.
Les chercheurs ont passé en revue 129 études incluant plus d'un million de femmes. Ils ont analysé les données jusqu'en juillet 2025 avec une méthode rigoureuse. Chez les femmes enceintes, les PFAS dérèglent le sucre sanguin : le pancréas produit plus d'insuline et la résistance à l'insuline augmente légèrement. Le PFOS, la substance la plus courante, est particulièrement en cause.
Ces polluants se cachent partout dans notre quotidien. Ils polluent l'eau près des usines, les ustensiles de cuisine et les plats préparés. Une fois dans le corps, ils y restent des années et traversent même le placenta vers le foetus. L'étude montre un effet clair sur le diabète gestationnel pendant la grossesse, moins net sur le diabète de type 2 en dehors.
Cela invite à la vigilance. L'étude appelle aussi à plus de recherches sur les nouveaux PFAS et leurs mélanges. Ces polluants invisibles méritent notre attention en périnatalité.
