Fréquent, tabou, voire handicapant le prolapsus génital touche des femmes de tout âge. Avec la restriction de l’utilisation des implants pelviens, quelle prise en charge leur proposer ? La HAS émet des recommandations de bonnes pratiques pour informer et accompagner les femmes concernée par cette pathologie.
Le prolapsus génital touche 30 à 50% des femmes. Causé, entre autres, par un accouchement ou bien survenant à la ménopause, les femmes de tout âge peuvent être handicapées par ce trouble. Avec la restriction de l’utilisation d’implants pelviens, la HAS publie de nouvelles recommandations pour aider les professionnels de santé à proposer un schéma thérapeutique aux patientes.
Informer les patientes
La HAS insiste sur l’information des patientes. Elle doit être claire, adaptée, porter sur les facteurs de risque de la pathologie, son évolution et sur les différentes alternatives thérapeutiques et ses complications. « L’objectif est de permettre à la patiente de participer au choix de sa prise en charge dans le cadre d’une décision médicale partagée et d’avoir la capacité de repérer le plus tôt possible d’éventuelles complications ».
Deux types de prise en charge
Selon l’évolution du prolapsus et le choix de la patiente, elle peut se voir proposer 2 types de prise en charge :
- L’alternative non chirurgicale, permettant de soulager la patiente sans recourir à la chirurgie. L’accompagnement va porter plutôt sur des conseils hygiéno-diététiques, la rééducation du périnée et le port d’un pessaire, adapté quelle que soit la sévérité du prolapsus.
Extrait fiche HAS- Prolapsus génital de la femme : Prise en charge thérapeutique Évaluation et prise en charge conservatrice
- Ensuite, si la méthode non chirurgicale n’est pas suffisante, la chirurgie est proposée, avec concertation des équipes et bien sûr tout en tenant compte des symptômes de la patiente, de ses comorbidités et de ses attentes. On estime 10 à 20% des patientes prises en charge avec chirurgie.
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